Voyageur du livre “d’activités manuelles”

Voyages, au quotidien, d’un représentant en librairie dans toute la France

Portail Orange

Enregistré dans : Non classé — 28 janvier, 2008 @ 10:22

camion15.jpg Profession représentant : Suivez mes voyages de 30 années, dans toutes les villes de France , à bord d'un camping car.



Auvergne 3 : A Clermont et à Riom , échec de mon planning.

Enregistré dans : Non classé — 8 novembre, 2009 @ 6:20


Album: Auvergne.3
des photos de Clermont ou de Riom
12 images
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En 1985, mon épouse de qui assure le secrétariat de mes déplacements, se trouve prise par de nouvelles occupations familiales. Elle ne peut plus consacrer une aussi grande partie de son temps à l'organisation de mes tournées commerciales et à la gestion des stocks d'échantillons ainsi qu'aux fichiers des clients. C'est pour cette raison qu'à cette époque 1985, je fais l'acquisition de mon tout premier ordinateur. C'est un portable dernier cri.  Mais il pèse alors 15 kilos et j'utilise des disquettes souples, pour enregistrer mes fichiers.

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Bref cela me permet de gérer avec plus de précisions et de détail mes déplacements. Dans un engouement pour cette nouvelle organisation, je suis comme envouté par  la folie de programmer tous mes déplacements avec précision .non seulement que je retiens tous les  hôtels, mais j'envoie des avis de passages d'une précision infaillible. Tout est planifié dans le moindre détail.

C'est avec cette région d'Auvergne que j'inaugure ma nouvelle organisation que je veux sans faille. À Clermont-Ferrand ou à Riom  tout est minutieusement préparée.

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Je dois arriver à 19 heures à l'hôtel de Riom la veille au soir. Mais premier contretemps un incident mécanique me dévore deux bonnes heures d'attente dans un garage à Montmarault, près de Montluçon. Il est 22 heures quand j'arrive enfin  à l'hôtel ou j'ai réservé une chambre. J'hérite malgré mon retard, d'une belle chambre, la dernière me dit-on, dans une vieille tour, de l'autre côté de la rue.  je la trouve merveilleuse et j'estime que je n'ai pas perdu au change.

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Comme programmé le lendemain à midi, j'arrive au domicile d'un auteur de la maison d'édition ou je travaille. Le secrétariat parisien lui a prêté un ordinateur pour achever un ouvrage. Il est professeur dans un lycée et il n'est pas encore arrivé à son domicile. J'attends patiemment jusqu'à 12 h 30 dans la rue. Il ne reçoit gentiment mais il me demande un peu de temps supplémentaire indispensable pour finir son travail commencé sur la machine. Il pense me rendre le matériel à 18 heures ce soir.

 Je constate une fois de plus que mon planning vient  d'en prendre un sérieux coup. Je devais être à Issoire, à 17 heures à Issoire. Un coup de téléphone et le rendez-vous est repoussé, mais hélas au lendemain. Ce qui fait que le planning la semaine est en définitivement obsolète.

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Je reviens dans la ville de Riom l'après-midi ou  j'ai raté le rendez-vous du matin, c'est dans la rue Gommot.

C'est la première fois que je dois visiter ce magasin d'activités manuelles dans cette rue que je ne connais pas du tout. J'ignore où elle est située. Suite à un  petit entretien téléphonique, il est convenu avec mon client de cette rue, que je dois stationner juste devant chez lui. Il compte bien venir  voir à l'intérieur du fourgon les livres qui sont exposées. Je ne connais donc pas la rue. Elle est très étroite et elle très dangereuse pour le stationnement et surtout de la circulation. Surtout pour mon fourgon qui est plus encombrant qu'une voiture de tourisme.

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Au volant de mon fourgon, en longeant le coin d'une rue, je ne vois pas une grosse mon borne ronde en granit, placée à l'angle du mur. J'entends alors grand bruit et je constate que mon pare-choc arrière s'est accroché dans la borne. Il est arraché il traîne sur la chaussée.

Je descends immédiatement pour constater les dégâts. Par chance un  bon samaritain m'aide à dégager la grosse masse de ce pare-choc en acier. Mais ce n'est pas sans mal et sans passer beaucoup de temps. Bref le planning vient encore d'en prendre un sérieux coup.

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Les contretemps accumulés cette semaine là ne se sont pas très souvent reproduits heureusement pour moi.  Ma nouvelle organisation sur  informatique devait par la suite me rendre de précieux services et assurer une grande partie de ma réussite commerciale.

À la semaine prochaine où je vous raconterai quelques un de mes  loisirs dans cette belle région des volcans.

Auvergne 2 : Dessain et Tolra, une nouvelle maison.

Enregistré dans : Non classé — 1 novembre, 2009 @ 8:20

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En 1985, je change à l'époque d'employeurs et je rentre comme attaché commercial aux éditions Dessain et Tolra.  En passant la visite médicale d'embauche, à Paris boulevard Saint-Germain, une réflexion m'étonne alors dans la bouche d'un inspecteur du travail.  « Comme  c’est  curieux  voila un employeur qui se prépare à vendre son affaire  et qui embauche quelqu'un ? » C'est pourtant vrai. Quelques  mois plus  tard Dessain et Tolra passe aux mains de Mode et Travaux, la grande revue d’activités manuelles pour les femmes. 

clermontf15.jpg Nouveau venu comme représentant je dois partager le secteur que détient depuis longtemps un représentant ancien dans la maison. Malheureusement,  il habite la même région que moi puisqu'il il est d’Angers. C'est donc  la même région des pays de Loire.  Évidemment le nouveau venu que je suis hérite des régions les plus éloignés c'est-à-dire les régions les plus à l’EST pour moi, la région lyonnaise et une grande partie de l'Auvergne. Mon collègue angevin s'est réservé les régions proches de chez lui sauf la Loire-Atlantique, car j'habite Nantes. Toutes les régions sont très éloignées. Il me faut six heures de route pour atteindre mon premier client, mais je suis heureux de travailler et les je ne rechigne pas devant la route.  

clermontf12.jpg Par expérience je sais que je vais faire de très bonnes affaires commerciales dans ces régions de Rhône Alpes et d'Auvergne. Quelques mois plus tard mon nouveau chef des ventes me donne rendez-vous à Clermont-Ferrand pour faire le point sur mes nouvelles activités. Comme je connais bien la ville, Je lui  fixe alors rendez-vous au centre Jaude. C'est le nouveau centre commercial qui vient de s'ouvrir à l'époque et où la FNAC vient  aussi de s'installer. Je n’ai pas négligé ma peine dans la région et le travail a  déjà payé. 

Mon étonnement, alors que je prospecte dans cette ville va grandissant alors que je parcours les rues. Je m'aperçois que peu de points de vente ont été visités par mes prédécesseurs. Certains acheteurs certifient que c'est la première fois qu'ils voient un représentant de la maison Dessain et Tolra.

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Bref les affaires sont menées rondement dans ces premiers jours de visite de la capitale de l'Auvergne. Je suis très bien reçu à l'atelier de La Tour d'Auvergne qui devient l'un des principaux points de vente avec la FNAC, dans cette ville de Clermont.

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 C’est précisément  à la FNAC, au centre Jaude, que je dois rencontrer mon nouveau et jeune chef des ventes. Devant des résultats obtenus, un lien de sympathie s'établir rapidement entre nous. Mais je ne me doute pas du revers de la médaille. Ces succès vont m'expédier dans presque toutes les autres régions de France pour prospecter de nouveaux clients dans les cinq années à venir.

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C'est ainsi que ce jour là le jeune chef des ventes me propose de travailler dans les quatre départements bretons. Ce que j'accepte évidemment volontiers ces départements si proche de ma ville de Nantes, pour équilibrer mes déplacements. Cette rencontre capitale de  Clermont va inaugurer pour moi des changements notables dont je reparlerai dans les prochains articles dans cette belle région d'Auvergne

Perpignan 6. Ma Loustic du Pays Catalan

Enregistré dans : Non classé — 18 octobre, 2009 @ 5:31

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Deux mois plus tard je reviens à Perpignan en compagnie de loustic ma nouvelle petite chienne qui ne s'est toujours pas assagie. Elle est de plus en plus remuante et intrépide. La seule vue d'un oiseau qui vole ou d'un pigeon qui se pose à quelques mètres la met dans un état délirant. 

Je me retrouve ce jour là de mon arrivé en ville, prêt à prendre la place de l'autre jour, en face du pigeonnier. La place de parking se libère sous mes yeux. Je suis hésitant à la prendre tout de suite. C'est un peu comme si j'hésitais à faire un créneau. C'est  Pour cela qu'un automobiliste exécute très rapidement son créneau et prend la place sous mon nez.

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 J'ouvre la glace et je m'apprête à lancer des noms d'oiseaux à ce chauffard  qui semblent  très indélicat. Je suis à court d'idées sans doute. Etant immatriculé, en province à Nantes en 44, je lui lance : “Espèce de Parisien sans doute!  Toujours aussi indélicat!”. 

Au lieu du retour d'injure il s'adresse en souriant. Il me lance à son tour: “Comment avez-vous deviné que je suis parisien ! Ma voiture est immatriculée en 66, c'est à dire dans ce département .en plus elle n'est pas à moi! Mais je suis un vrai parisien !” 

 ibis02.jpg Je n'insiste pas davantage. Je finis par trouver une place un petit peu plus loin du pigeonnier a loustic de l'autre jour. La petite chienne qui partage ma vie itinérante depuis deux mois apprécie la campagne de ce département des Pyrénées orientales. Les nombreux vignobles ou vergers sont surtout pour elle, de beaux endroits pour faire de grandes promenades. 

Les ibis roses sur les étangs ne semblent pas à son goût. Sans doute, car le ils ne la mettent pas en transe comme les pigeons ou autres oiseaux sauvages qui s'envolent.

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Je la laisse se promener à sa guise dans ces grands vergers. Mais comme je dois l'appeler pour repartir, j'ai été obligé d'acquérir un sifflet à ultrasons. Hélas! Le son ne porte pas assez loin pour ses grandes escapades. J’ai été obligé de le remplacer par une corne de chasse beaucoup plus puissante.

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Sur le chemin de retour je fais une halte en Vendée à ma maison de campagne, comme d'habitude. Après 800 km en voiture loustic décompresse et  part comme une fusée. Je prépare ma corne de chasse pour la rappeler un peu plus tard. 

Au bout de quelques minutes seulement, c'est mon  voisin qui vient me rejoindre affolé à son tour: “Il est fou votre chien. Il vient de tuer mes 6 poules enfermées  dans mon poulailler ! » 

Cette fois ci, c'en est trop pour elle, deux mois seulement  après son adoption. Le propriétaire d'une meute de chien de chasse au sanglier se propose de l'adopter à son tour.

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J’apprends un mois plus tard qu’elle a fait merveille? Car les gros chiens de chasse, entrainés par cette petite chienne intrépide, font des progrès énorme. Enfin elle a trouvé sa place !

  Malheureusement un jour Loustic, toujours devant la meute, a reçu une balle d’un chasseur, qui ne lui était pas destinée. Triste fin pour Loustic, le petit chien venu du Pays catalan, qui restera toujours dans ma mémoire



Perpignan 4. Mon nouveau chien et les pigeons.

Enregistré dans : Non classé — 11 octobre, 2009 @ 7:34

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Perpignan.4 Mon nouveau chien et les pigeons.  En cette fin d'année 1992. Je travaille aux éditions Pierre Zech. Je vends des livres du temps apprivoisé et des livres religieux de Paul Lethielleux et des éditions du Sénevé. Je visite donc des librairies religieuses et des maisons d'activités manuelles sur tout le territoire français. 

En ce mois de septembre j'ai décidé de faire une tournée visite des clients, qui s'étale sur deux semaines. Je vais me rendre dans  toutes les villes du rivage français de la Méditerranée. J'appelle alors ce genre de voyage une “grande tournée». Je passe le week-end dans un camping, en bordure de mer pour faire des économies. Je mêle ainsi l'utile à l'agréable. Cette fin de semaine je m'installe près de Béziers.

perpignan14.jpg Malheureusement rien n'est comme d'habitude: je viens de perdre ma fidèle Copine, une chienne qui m'accompagne dans tous mes déplacements dans toute la France, depuis maintenant 12 années. Je ne trouve plus aucun charme à ce week-end que j'affectionne pourtant particulièrement. Même au soleil sur la plage et en ce mois de septembre où il y a peu de monde, il n'y a plus de charme. 

 Pour m'occuper et surtout pour remplacer mon compagnon à quatre pattes, je décide d'aller choisir un nouveau chien dans un refuge  près de Béziers. Sans doute en influencer par la lecture de livres sur les races canines, je choisis une jolie petite chienne blanche pleine d'entrain et qui me semble très remuante. C'est une race de chien de chasse. Continuellement agitée, elle est à l'opposé de ma calme Copine. C’est ici même, il y a maintenant 12 que j'adoptais alors Copine.

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 Au téléphone j'annonce la nouvelle a mon épouse et quand je décris la petite chienne très remuante. Elle la baptise sur-le-champ du nom de « loustic. » 

Mais voilà maintenant sur la route nationale 9, en direction de Perpignan, en compagnie de mon nouveau chien. J'arrive à Sigean. Loustic, sur le siège du passager semble calme et même figée par sa nouvelle situation et ce nouveau maitre. Je m'arrête sur une place. Je lui passe une laisse et j'entreprends une promenade sous les platanes parmi les joueurs de boules. Elle reste toujours calme, jusqu'au moment où elle se met  tout à coup à tirer brusquement sur sa laisse. Elle vient d'apercevoir à 20 mètres, un pigeon qui s'envole.

alle011.jpgArrivé au camping près du château  de Salses. Je m'arrête pour dîner et passer la nuit. Je lui ouvre une boîte de Fido, comme pour Copine. Elle n'est pas difficile sur la nourriture. Ce qui me rassure un peu sur son mode d'adoption. 

La nuit est calme également sur le siège du passager pour loustic. Le lendemain matin je rejoins le centre-ville de Perpignan pour visiter mes clients. Je trouve une place de stationnement en ville proche de mes points de vente habituels à visiter. Je suis à une centaine de mètres seulement de la librairie religieuse et à l'entrée de la rue pour les clients d'activités manuelles.

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Face au fourgon je remarque une maison ancienne et sur le toit j'aperçois un pigeonnier. Je laisse loustic à sa place du passager. Je pars rassuré en visite de ma clientèle.

gare011.jpgAu bout des deux heures je rejoins le fourgon en stationnement. Mais mon attention est attirée par un vide dans la cabine. Loustic n'est plus sur la place du passager. Où est-elle donc passée ? 

J'ouvre la porte de côté du fourgon et je la trouve couchée dans l'allée entre  les deux étagères de livres toute tremblante. Elle tire la langue, halète, elle  suffoque Même. Je vais m'asseoir  au volant. Elle me rejoint toute agitée  sur le siège à sa place.

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 C'est alors que je comprends ce qui a pu se passer pendant ces deux heures. Car tout à coup elle se met à sauter sur le pare-brise. Elle entreprend un rodéo, à toute allure en faisant le tour complet du fourgon sur les étagères, en aboyant. C'est alors que je comprends, car je vois s'échapper du pigeonnier d'en face cinq ou six pigeons pas du tout effrayés. Cela m’inquiète à juste titre pour la suite des voyages. J'avais oublié que Loustic était un chien de chasse, très motivée par les pigeons ou autres animaux à chasser.

Perpignan 1 : Curieuses reconnaissances

Enregistré dans : Non classé — 19 juillet, 2009 @ 7:39

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La nouvelle maison d'édition ou je travaille de 1985 à 1989 est la maison Dessain et Tolra. Elle publie des livres d'activités manuelles. J'arrive dans cette ville de Perpignan que je connais déjà depuis une quinzaine d’années. Je dois chercher de nouvelles places de stationnements comme maintenant ma clientèle vient de changer. Je trouve facilement à me garer dans cette jolie ville du Roussillon

perpignan09z.jpgJ'arrive dans une petite rue étroite. En observant les maisons, j'ai la surprise de voir la ressemblance avec que certaines vieilles maisons de Bretagne ou de Normandie ou même  d'Alsace avec des galandages. 

 J’ai noté une adresse  sur mon agenda : “Outremer Blue”. C'est le nom d'une couleur de peinture que ce  magasin de beaux arts, a dû choisir comme enseigne. Mais elle n'est pas encore  installée. Je rentre dans la maison, à l'adresse indiquée. Une jeune vendeuse qui est occupée avec une cliente me salue et me sourit, quand je franchis le pas de la porte. De mon côté je lui rends timidement  la politesse. Car je suis étonné de ne pas la reconnaître. Comme d'habitude je l'écoute parler pour identifier son accent et ainsi situer son origine.

perpignan05m.jpg Pas de doute que c'est un accent bordelais. J'ai beau faire des efforts ont de mémoire, impossible de la situer précisément à Bordeaux. Quand la cliente est partie je salue la vendeuse et me présente comme un inconnu pour elle. Je lis l'étonnement sur son visage.  C'est alors que tout à coup je me souviens d'un autre magasin  “Outremer Blue” que je visitais il y a quelques années mais à Libourne  près de Bordeaux. 

Ces déménagements de clients sont assez rares. J'aime bien reconnaitre mes clients que je considère comme des amis, sans être obligé de leur demander leur nom ou leur adresse. Ma maison parisienne m'a demandé de faire poser un coup  de tampon sur chaque commande.  Ce qui simplifie évidemment un peu les problèmes de lecture de mon écriture parfois défaillante. Mais rien ne remplace la reconnaissance immédiate de la personne pour un contact franc et efficace.

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En abordant un autre magasin  je m'étonne du nom de cette personne près de mon client que je connais déjà depuis longtemps. Amicalement, Je lui fais part d'une réflexion de mon épouse qui m'a fait remarquer un jour que ce nom de Guihard est d'origine nantaise et qu'on le  trouve rarement  écrit avec H. car surtout ce qui m'étonnent c'est que cet orthographe soit  utilisé si loin de Nantes. C'est alors qu'il accroît d'un cran mon étonnement en affirmant que sa voisine dans l'immeuble où il habite à Perpignan, porte aussi le même nom et orthographié avec H. je suis très étonné en contrepartie pour me rassurer sur mon affirmation, il m'apprend qu'il est né lui-même  à Nantes et seulement à une centaine de mètres de chez nous.

perpignan06z.jpgQuant à la voisine dont il me parle cela reste pour nous un mystère pour lui aussi. 

Ce jour là que j'ai pu constater ainsi une fois de plus que l'on  des raisons d'affirmer que “le monde est petit”. À la semaine prochaine bien sûre à Perpignan à l'autre bout de l'hexagone

En Limousin 6..RN20 et Brive en 1987.

Enregistré dans : Non classé — 12 juillet, 2009 @ 5:59

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En Limousin 6 : de 1985 à 2001.Aux éditions Le Temps Apprivoisée.  1985, je travaille pour les éditions Dessain et Tolra. J'ai conservé le même itinéraire entre Nantes et Toulouse que pour la maison Paul Montel. De Limoges je passe toujours par Brive Cahors et Montauban. Ce soir je me suis arrêté à Uzerche, juste après la sortie du tunnel routier, sur un parking dans la basse ville. Ce n'est pas un endroit  habituel pour dormir dans le fourgon pour moi. Mais j'ai été retardé hier au  soir. 

Le lendemain matin en ouvrant ma portière,  je constate qu'il fait froid et qu'il y a beaucoup de brume. Je n'ai pas encore l'habitude de mon fourgon  tout neuf. Il a moins de 5000 kms  et sort du garage de Nantes. Je ne l'ai pas encore trop en main. Je démarre à froid et j'entame une très longue côte pour traverser la ville. Mais le moteur s’étouffe. Je suis obligé de m'arrêter.

collonges01z.jpg Je suis très inquiet pour la suite de la route vers Brive et Toulouse ou je dois me rendre impérativement,  pour neuf heures du matin à l'ouverture des magasins. Un passant vient à mon secours et m'indique un garage. Mais il va falloir peut-être faire venir une dépanneuse. Au bout de 10 minutes, je tente désespérément de redémarrer  le moteur. Un autre passant  arrive à ma hauteur pour me parler. 

Miraculeusement  Le moteur  recommence à tourner. Je n'ose pas engager de vitesse. Je suis sur qu'il va de nouveau s'étouffer. Je prête l'oreille au passant aimable qui vient à mon secours, mais je n'entends pas ce qu'il dit. Je lui fais signe de parler plus fort. Je n'accélère pas le moteur mais je n'entends toujours pas ce qu'il dit. Il continue toujours  malgré cela de vouloir me parler. Finalement il abandonne. Je sors du camion  essayer de l'écouter. Le temps passe. Une dernière tentative pour engager une vitesse. Et miracle ! Ça marche !

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 Le moteur a dû se réchauffer. Je reprends la route soulagé,  en direction de Brive.

J'arrive en ville et je vais visiter la  librairie Seignoles très connue à Paris. Je constate alors par la suite de mes ventes dans cette ville de Corrèze sont assez importantes j'apprends par la suite qu'il y a un salon du livre.

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Le soir en reprenant la route tortueuse vers Cahors et Montauban, me revient en mémoire cette séquence  du film avec Louis de Funès et Bourvil.

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 Ils rejoignent en voiture vers Limoges par cette même route. Ils luttent  de vitesse pour rattraper le train sur cette nationale 20, si accidentée. Ainsi se termine mon récit dans  le Limousin. 



limoges 5:visite dans le nord du Limousin.

Enregistré dans : Non classé — 5 juillet, 2009 @ 7:40

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À Paris la maison d'édition m'a transmis quelques adresses à visiter dans le département de la Creuse. Je suis passé ce matin à Châteauroux ou j’ai visité quelques points de ventes avec succès. , à midi je me suis arrêté pour  déjeuner et  pour pique niquer, dans un petit coin de sous-bois très frais. Car il fait une chaleur abominable  en ce mois de juin. Dans le fourgon la température monte à plus de 35 degrés. 

C'est un petit bosquet qui se situe en bordure de la départementale 940.

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J'ai arrêté le fourgon sur le bord de la route . j’ai suivi  un petit sentier qui s'enfonce dans un petit bois pour rejoindre un endroit très sombre et très ombragé sous de vieux chênes. Une marre apparaît entre les branches. Je vais près de l’eau ou quelques grenouilles chantent. C'est alors le souvenir du roman de Georges Sand « la mare au diable » qui me revient en mémoire. Je revis un peu les scènes décrites dans ce roman que j’ai lu autrefois au collège.

donze01z.jpgMais grand Dieu ! Que le bon temps passe vite !  Je n'ai pas oublié  pour autant mon fourgon qui est en bordure de route. Je dois  me rendre à Guéret puis à  Aubusson faire de la prospection durant tout cet après-midi. 

 Le soir arrive enfin avec le déclin du soleil et un peu de fraicheur. Je me sens déjà sur le chemin du retour vers Limoges. J’ai beau avoir visité en conscience,  tous les magasins de la liste  fournie à Paris,  je n'ai pas réussi à faire de très grosses affaires. Aussi je me console dans ce beau pays en rejoignant un camping très frais au bord d'une rivière près d’Aubusson.

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La des vacanciers sont déjà arrivés. Ce sont pour beaucoup des pêcheurs à la ligne. Ils ont ils sont venus en famille pour des vacances vertes dans ce joli pays calme de la Creuse. 

 De  l'autre côté de la rivière s'étale la ville d'Aubusson. Cette ville est surtout connue pour ses célèbres tapisseries. Les livres que je vends , sur le sujet, sont destinés aux amateurs. Je pensais bien cet après midi  que je pourrais  vendre ces livres que les clients libraires pouvaient proposer à des touristes intéressés par cet art. Mais en réalité je n'ai pas réussi à convaincre. Heureusement cette ambiance fraiche et familiale du camping, me réconcilie avec cette ville ou je me promets de revenir sans faute prochainement.

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Je pense dès le lendemain matin, de bonne heure,  rejoindre Limoges.  Je dois revisiter une dizaine de points de ventes assurés et habituels, avant de rejoindre le sud du limousin. A bientôt si vous voulez me suivre vers le sud de la région   et le département de la Corrèze.

limoges 4 : Une autre facette de mon activité professionnel

Enregistré dans : Non classé — 21 juin, 2009 @ 8:19

limogesphoto3.jpgLimoges 4: Une nouvelle facette de mon travail.

En 1985 je travaille comme attaché commercial aux éditions Dessain et Tolra. Ces éditions  viennent d'être achetées par les groupes de presse de la revue Modes et Travaux. Ces livres d'activités manuelles que j'ai à vendre maintenant, entre bien dans le cadre  des publications qui se vendent bien dans cette ville. Quand je reviens pour la première fois à Limoges avec le catalogue des éditions Dessain et Tolra, je vois mon travail complètement changé.

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Je dois  vendre maintenant des ouvrages de techniques artisanales  céramiques ou peinture. Je dois annoncer aux  libraires que j'ai changés de casquette: de la technique photo, je passe aux techniques plus locales pour cette ville. Car le catalogue  de ma nouvelle maison compte  une grande quantité de livres sur la porcelaine et les émaux qui sont une spécialité de cette ville de Limoges.

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Un autre changement d'importance pour moi remet en cause  ma méthode  de voyager, avec les livres dans mon fourgon.  Pour la nouvelle maison qui me conserve dans son personnel, cette méthode ne colle pas tout à fait. Elle s'étonne de ma façon de travailler. Elle ne connait que   la démarche du représentant classique qui se contente d'inscrire des commandes et simplement de faire envoyer les livres. Pour être assimilé d'une manière comptable  à  cinq autres collègues attachés commerciaux de cette maison, je dois moi  aussi fournir des notes d'hôtel et de restaurants. Mais moi c'est  depuis 16 ans que je  voyage en camping-car sans fournir aucune note de frais. Je ne suis remboursé  qu'avec un fixe journalier, pour seul  frais de déplacement.

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Je dois maintenant fournir des notes de toutes mes dépenses  et  surtout des justificatifs comme tous mes autres collègues.

 Je dois aller coucher à l'hôtel et aller manger au restaurant. Comme je n'y connais rien, j'abandonne mon guide des campings. J'achète alors le guide du routard des hôtels. C'est précisément,  à Limoges,  que j’inaugure pour la première fois, ce nouveau mode de vie.

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Qu'elle n'est pas ma surprise de découvrir le premier soir un hôtel de deux étoiles,  tout à fait originale. Il est situé dans le centre-ville. Il me paraît des plus sympathiques. L'originalité consiste dans le fait que cet hôtel est tenu par un collectionneur, mordu de vieux phonographes. Il y en a partout. On en rencontre dans les couloirs, les escaliers, le restaurant, et même aussi dans les chambres. Ce souvenir précis  m'est resté très agréable dans cette ville avec tous ses habitants accueillants.

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Un jour à Antibes qu'elle n'a pas été ma surprise et mon plaisir de rencontrer dans les rues un depuis fidèle client limougeaud photographe du temps des éditions Paul Montel. Il est retraité. Il a choisi de venir vivre dans le midi au soleil. Et pourtant, le voilà maintenant qui se prend à regretter sa ville de Limoges. Et pourtant il est  retiré  dans ces belles montagnes qui surplombent la baie de Cannes et d'Antibes. Mon ancien client comme j'ai pu le constater  a gardé la nostalgie de son limousin. Il évoque avec moi à la terrasse d'un café d'Antibes les très bons souvenirs de sa ville de Limoges.

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Il est temps de reprendre la route vers Nantes.  Le travail de mes visites, me donne l'occasion de passer par d'autres villes  de Charente en particulier Angoulême dont j'ai déjà parlé dans d'autres articles précédents. De là  par la route nationale 10, je rejoins le croisement de Maison-Blanche puis  Niort, la Vendée et enfin  Nantes.

limoges3 : Rester optimiste

Enregistré dans : Non classé — 17 mai, 2009 @ 5:31

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Quand on  est  vendeur, l'une des qualités indispensables est de rester toujours optimiste et souriant quand on est en service.  “La vente commence quand le client dit Non”: C'est le titre du premier livre que j'ai lu en 1969 quand j'ai choisi de devenir représentant. Le commercial doit quoiqu'il arrive rester optimiste s’il veut convaincre et  vendre. Quand  en 1992 je travaille  en représentation à Paris, chaque soir, je viens rencontrer mon patron dans son bureau, pour bavarder. La question qu’il me pose est toujours la même : “Alors comment vont les affaires?”.  J'ai compris depuis longtemps qu'il ne faut surtout pas dire « mal». Mais même si “ça ne va pas bien”,  il y a toujours un point positif important à signaler. Il faut avant tout rester optimiste. limoges11.jpgDans cette ville de Limoges je vais sans le savoir approfondir cette notion d'optimisme indispensable pour un attaché  commercial.  Si vous avez le visage souriant, vous réussirez.  Pourtant ce n'est pas toujours facile d'être de bonne humeur. Car comme pour chacun, des ennuis arrivent à coup sur. 

limoges14.jpg Il est minuit au  nouveau camping de Limoges, à Beaubreuil. C’est la première nuit que je passe ici.  J’ai un gros souci qui me tient éveillé, et qui me torture même l’esprit. Ce matin avant de partir de Nantes le facteur m'a fait signer une lettre  recommandée. Je suis allé au bureau de poste. La lettre vient du percepteur. En faisant ma déclaration pendant quatre ans,  j'ai commis une grosse erreur. Je me suis simplement trompé de colonnes pour ma déclaration de revenu. Et je reçois un sérieux redressement chiffré remontant sur 4 années. Je calcule que je vois la totalité des les maigres économies  s'engouffrer  dans la poche des contributions. limoges10.jpg 

Ce devient même un cauchemar éveillé. Car je ne peux pas dormir. Pour tromper ces idées lancinantes j'écarte les rideaux. Par la fenêtre arrière de mon fourgon, au clair de lune, dans mon insomnie persistante, je me contente  d'observer les brunes éclairées par le rayon de lune qui s'élèvent  au-dessus du lac. Cela ne fait qu'augmenter mon angoisse, je referme les rideaux. Cela me laisse une atmosphère de malaise insupportable et de tristesse dans cette nuit interminable.  limoges9.jpgLe lendemain matin. J'arrive dans les rues de la ville. Je dors à moitié. J'ai mes yeux gonflés par l'insomnie de cette longue nuit. Ce que j'ai reçu hier par la poste m'a procuré une belle nuit blanche. J'ai reçu aussi de Paris une autre mauvaise nouvelle. C’est un mot  m'indiquant qu'il était impossible de visiter un de mes meilleurs points de Limoges. Car faute de règlement on me demande  instamment de ne pas fournir quoique ce soit. Mon plus beau chiffre s'envole du même coup.  Il me reste évidemment d'autres clients à visiter. Comment rester optimiste dans de telles circonstances? J’ai fini par trouver une place de stationnement dans une petite rue, près du magasin où j'ai interdiction de me rendre. C'est alors que je vois descendre de la voiture arrêtée près du fourgon, une dame que je reconnais immédiatement. C'est précisément  la patronne de ce malheureux magasin que j'ai interdiction de visiter. “Je suis content de vous voir me dit-elle. J'ai  de grosses difficultés et les fournisseurs s'acharnent sur moi au moment et me boycottent. C’est pourtant le moment  où j'ai le plus besoin que l'on me soutienne.” 

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J'ai appris en effet il y a quelques mois, la disparition tragique de son mari. Ils travaillaient ensemble  dans ce commerce familial florissant. Elle m'explique alors la détresse dans laquelle elle se trouve avec son commerce et ses deux employés qu'elle doit garder et continuer à payer leur salaire. Les comptes sont bloqués, en raison de la succession de son époux décédé. Elle  n'est pas encore terminée et traine bien entendu.  Soudain je réalise que mon  problème  de redressement  fiscal est bien maigre  à côté de la grande détresse de cette personne. Je dois oublier mes soucis ce jour là et essayer de rendre service à cette personne.  Pour une fois je vais désobéir aux ordres du secrétariat parisien. Je pense m'en sortir en cas de problème : “Si je vous laissais de la marchandise en dépôt,  cela nous aiderait peut-être un peu continuer à travailler ? “ Bien sûr elle  accepte  et  j'ai pris sans hésiter  le risque de lui laisser un gros paquet de livres en dépôt. Quelques mois plus tard de passage à Limoges,  je suis retourné dans ce magasin. Elle avait retrouvé le sourire.  Évidemment le problème était réglé pour elle. Autant vous dire que mon geste a été très apprécié et  devait m'assurer une grande fidélité commerciale, dans ce magasin à l'avenir.  En ce qui me concerne,  le percepteur a reconnu ma bonne foi. J’avais moi aussi retrouvé le sourire.  artsplastic1.jpg“Ah me dit-elle si tous les fournisseurs avaient compris comme vous, cela m'aurait  bien simplifié la vie.”  En faisant le point des livres vendus dans ce magasin, je constate que l'une de mes meilleures ventes de livres est l’ouvrage   : « Sensibilisation aux arts plastiques. »  C'est alors qu'elle me dit qu'elle a rencontré ici à Limoges madame Sardanac  l'auteur du livre. C'est ce qui explique les très bonnes ventes enregistrées dans ce magasin. Ce livre en effet rencontré auprès des enseignants un bon succès. 

Tout en restant dans ce domaine des beaux arts,  dans cette ville de Limoges, je vous invite à découvrir la semaine prochaine ce qui est vraiment la spécialité artistique de cette ville sympathique  a bientôt pour une autre visite dans d'autres magasins.